Mardi 29 janvier 2008

Pour commencer, je voulais vous parler des trois modes d'édition qui existent actuellement en France (attention, dans les pays anglo-saxons, les choses sont parfois assez différentes) et vous décrire leurs spécificités.

L'édition à compte d'éditeur : il s'agit du mode d'édition le plus classique, celui que tout le monde recherche. Dans ce schéma, un éditeur estime qu'un manuscrit est prometteur, publiable (peut-être pas tout à fait en l'état mais presque) et décide de prendre le risque de l'éditer. Cela signifie qu'il va travailler sur ce manuscrit avec l'auteur pour l'améliorer mais aussi pour le mettre en page le mieux possible, lui offrir une belle couverture accrocheuse, l'inclure éventuellement dans une de ses collections.
Il va prendre tous les risques financiers afin que le livre papier voit le jour : travail d'un maquettiste, d'une équipe marketing, de commerciaux, travail de l'éditeur pour parachever le manuscrit, coûts d'impression et de fabrication, coût de routage, diffusion / distribution (point crucial dans le monde de l'édition), offices (proposition du livre aux libraires), gestion des stocks, des réimpressions, des retours, du pilon...
Tout cela ne coût pas un centime à l'auteur car, en échange de tout cela, il a cédé ses droits d'auteur (je schématise un peu mais en gros c'est ça). Cela signifie qu'il ne peut plus aller voir un autre éditeur avec son manuscrit et que son éditeur a son mot à dire pour tout ce qui touche à son livre. On lui verse souvent un avaloir (une avance sur les futures ventes de son livre) pour qu'il puisse survivre ou continuer à écrire en attendant de toucher ses premiers droits d'auteur. Il est rémunéré en droits d'auteur, c'est-à-dire qu'il touche généralement entre 5 et 15 % du produit des ventes HT. Le reste du produit des ventes permet à l'éditeur de se rembourser de son investissement et de faire une (petite, voire souvent très petite) marge bénéficiaire.
C'est le circuit de rêve. Celui pour lequel un grand nombre d'apprentis auteurs envoient leurs manuscrits, résumés, biographies à une tripotée d'éditeurs dans l'espoir d'être "découverts". C'est celui dans lequel la majorité n'a aucune chance de réussir. Car c'est celui qui publie le plus petit nombre de jeunes auteurs (comprenez par là, nouveaux auteurs) par an (environ 5 %). Nous sommes chez les Galligrasseuil (Gallimard, Grasset, Seuil) mais aussi chez Albin Michel, Robert Lafont, Belfont, Actes Sud et tout un tas d'éditeurs plus ou moins importants et plus ou moins spécialisés dans tel ou tel domaine. Les choses se compliquent. Nous reviendrons sur cette question un peu plus tard.

On résume :
- cession des droits d'auteurs à l'éditeur
- distribution des livres en librairie
- édition gratuite pour l'auteur (l'éditeur paie pour tout)
- rémunération de l'auteur en droits d'auteur


L'édition à compte d'auteur : il s'agit d'un mode d'édition  totalement différent. On est chez Publibook ou Bénévent, par exemple. Là, pas de découverte du beau et bon manuscrit. Pour vous donner mon avis tout net, nous pénétrons ici dans un monde qui n'est pas à mon goût, que je trouve souvent malhonnête (mais ceci n'engage que moi). J'aurais donc du mal à être objective sur la question.
Dans ce cadre, l'auteur (qui a souvent été sollicité par l'éditeur sans lui avoir jamais rien envoyé... bizarre bizarre ! et se sent donc flatté) est invité à céder ses droits d'auteurs à l'éditeur (jusque là, rien de nouveau). Ce qui change, c'est qu'on lui demande une participation financière pour la réalisation de son ouvrage.
Là, moi, je commence à m'inquiéter si je suis à sa place : payer pour avoir un livre mais sans céder ses droits, OK. Céder ses droits sans rien avoir à payer, OK. Mais céder ses droits ET avoir à payer... c'est louche. Oui, c'est louche.
En échange, il a droit à un certain nombre d'exemplaires de son livre (souvent une cinquantaine) à distribuer à son entourage ou pour faire sa pub. Mais il est distribué et c'est ça qui compte car la distribution (entendez que le livre est mis en vente en librairie) est ce qui lui permet de se faire connaître de ses lecteurs. Donc l'auteur à compte d'auteur se croit heureux. Jusqu'à ce qu'il se rende compte dans 90 % des cas que son livre ne figurera jamais au catalogue de la Fnac, que son éditeur ne s'occupe pas vraiment de sa promotion et que s'il veut vendre des bouquins, c'est à lui de dégotter les séances de dédicace, les salons et marchés de Noël pour se faire connaître... dans son quartier au moins.
Les droits d'auteur reversés sont souvent ridicules au regard de la participation financière déjà exorbitante demandée à ce pauvre auteur sans compter qu'il est rare qu'on ait pris la peine de retravailler le manuscrit avec lui avant impression. Je vous le dis tout net, des droits d'auteur de 2 % ne sont pas des droits d'auteur !
Et si le pauvre bougre qui s'est fait pigeonner (désolée, mais c'est comme ça que ça s'appelle) veut filer ailleurs, là où le ciel est plus bleu ou là où on lui offre une vraie édition de son livre, il ne peut pas. Ben oui, il a cédé ses droits ! Le piège se referme.

On résume :
- cession des droits d'auteur
- édition payante pour l'auteur
- distribution en librairie (sur le papier)
- rémunération de l'auteur en droits d'auteur

L'auto-édition : le troisième mode n'est pas le pire (vous ne trouvez pas que le compte d'auteur est déjà suffisamment gratiné ?). Mais il ne correspond assurément pas à vos rêves d'écrivain et ne flatte absolument pas votre ego. Je peux vous citer JePublie ou le Publieur.
La formule est simple : il s'agit de prestataires de services pour l'impression de votre livre. L'auteur ne cède aucun de ses droits (là, on est clean, ouf !). Il envoie son manuscrit qui sera toujours accepté puisqu'il n'est ici qu'un client parmi d'autres. On ne jugera pas de la qualité de son texte, il n'y a pas de comité de lecture. En gros, le client qui paie pour avoir x exemplaires de son ouvrage est roi. Il choisit s'il veut ou non faire corriger son texte, s'il veut une mise en page faite par des professionnels, s'il fournit un fichier qu'il estime prêt à imprimer. Il choisit le format de son livre, le papier, la reliure, la couverture (qu'on lui créé selon ses désirs). Chaque prestation fait l'objet d'un tarif particulier. On lui facture les prestations pré-presse (relecture, correction, mise en page, etc.) et l'impression ainsi que la livraison à domicile. Mais, je le répète, il conserve ses droits.
Tous les livres sont livrés chez lui et il en fait ce qu'il veut. Il les vend, il les propose à un éditeur (si, si, puisqu'il possède tous ses droits), il les donne à sa famille, les distribue dans des maisons de retraite, en fait des cocottes en papier s'il le souhaite. Les produits de la vente lui reviennent intégralement : à lui de trouver les circuits pour le vendre, de décrocher les séances de dédicaces, de faire sa pub sur Internet, etc. Mais au moins, il a son livre, à lui, tout beau et surtout personnalisé, dont il a approuvé chaque étape de fabrication. Il est conforme à tous les livres que vous avez pu voir : il a un numéro ISBN, fait l'objet d'un dépôt légal, porte un prix sur la couverture (idem pour les deux autres modes).

On résume :
- pas de cession des droits d'auteur
- édition payante pour l'auteur
- pas de distribution en librairie
- rémunération sur le produit des ventes que l'auteur arrive à réaliser

Prochain épisode : je poursuis le tour d'horizon des modes d'édition, car au milieu de ces 3 grands types, viennent s'intercaler plein de déclinaisons plus ou moins honnêtes.
Et après ce tour d'horizon qui n'aura pas été de trop je pense, je passerai à la phase plus délicate du parcours du combattant de l'auteur : le pourquoi de l'édition du manuscrit qui dort au fond de votre placard.

Ambre

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par Ambre publié dans : Découvrir
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Commentaires

il y a aussi des associations d'artistes qui se mettent en auto-édition (ils ont du matos de sérigraphie, etc), et qui ont le concours de quelques librairies indépendantes, qui proposent des lectures publiques, des expos... enfin il y a ça dans ma région, ça a l'air pas mal.
perso si je devais éditer le contenu de mon blog, ce serait sous forme de cd, au moins je pourrais le faire chez moi et à moindre coût!^^
est-ce que tu comptes aussi parler des souscriptions?

commentaire n° : 1 posté par : Riff (site web) le: 29/01/2008 11:21:54
C'est vrai qu'il existe des associations (des auteurs indépendants, des auteurs auto-édités... qui ont même parfois leur propre librairie comme l'Acala à Paris) qui font du très bon travail.
Pour ce qui est d'éditer ton blog en CD, je ne suis pas sûre que ce soit la meilleure solution : tu as pensé à l'e-book ? C'est bien plus simple et c'est très peu cher à réaliser.
Je vais essayer de parler un peu de tout mais c'est un vaste sujet...

Ambre
réponse de : Ambre (site web) le: 29/01/2008 17:00:33
Absolument passionnant.
C'est clair: la première solution est alléchante mais tout le monde n'est pas Rowling. J'avais lu un article dans marianne je crois.
Un poignée d'auteurs arrive à vivre de sa plume. Beaucoup survivent....
commentaire n° : 2 posté par : zazou (site web) le: 29/01/2008 12:51:08
Exactement. Mais vivre par la plume n'est pas forcément la priorité. Et puis, il y a des exceptions à la règle, comme Anne-Bénédicte Joly, auteur auto-édité qui arrive à pratiquer son "métier d'écrivain" à la force de la volonté. Un très bel exemple à suivre.

Ambre
réponse de : Ambre (site web) le: 29/01/2008 17:02:14
Il est certain que la première solution est celle qui tient de la solution idéale. Mais si une poignée d'auteurs arrivent à vivre de leurs plumes, je ne pense pas que celui qui cherche à se faire publier cherche uniquement à le faire pour vivre de ses textes, bien sur c'est une composante importante que la rémunération, mais il y a aussi, je pense, le fait de pouvoir faire partager ce que l'on a à raconter, et aussi une sorte de fierté personnelle.
commentaire n° : 3 posté par : Jim (site web) le: 29/01/2008 16:33:39
Je suis d'accord. C'est le plus gros de la question en fait. Pourquoi se fait-on éditer ou pourquoi le souhaite-t-on ? Il faut bien sonder ses propres raisons pour être sûr de suivre la bonne voie. Il ne s'agit pas toujours de rémunération, c'est vrai, souvent juste d'ego ou de plaisir de partager.
La rémunération est un problème secondaire pour beaucoup. Cependant, il faut tout de même veiller à ne pas se faire arnaquer... Je crois que c'est important de ne pas avoir l'impression que ça "coûte" (pas forcément en termes d'argent) d'avoir son livre imprimé.

Ambre
réponse de : Ambre (site web) le: 29/01/2008 17:05:13
Pour rebondir sur ce que dit Jim.
Bien sûr, pouvoir être édité, c'est d'abord une fierté personnelle je pense. La reconnaissance d'un travail.
L'idée que mes poèmes pourraient être publiés un jour me ferais très plaisir.
Ce ne serais évidemment pas pour en vivre.
commentaire n° : 4 posté par : zazou (site web) le: 29/01/2008 17:00:47
La reconnaissance du travail. Tu touches là un sujet essentiel. Parce que se faire lire par les proches, c'est bien mais se faire lire et apprécier de personnes ayant une opinion critique reconnue sur la littérature, c'est autre chose. C'est beaucoup plus important, notamment parce que ça apporte la certitude que l'on travaille dans le bon sens. On sait tous que notre entourage n'aura jamais un avis objectif sur ce qu'on produit (quoi que... nous avons tous un proche qui trouve toujours à redire à tout ce que nous faisons.).

Ambre
réponse de : Ambre (site web) le: 29/01/2008 17:08:12
Tu sais que ça... je garde !! Pas pour mon compte (moi écrire ? Faudrait un sacré coup de pied au valseur pour ça hé, hé) je n'étais pas du tout au courant de  ça (j'en était resté au premier cas de figure, pour te dire, naîve comme je suis !)
Bises et merci de combler mon inculture quant à l'édition, ça fait aussi partie de la genèse d'un bouquin mine de rien... A plus ma belle !
commentaire n° : 5 posté par : sieglind la dragonne (site web) le: 29/01/2008 20:34:30
En parlant de genèse, tu ne crois pas si bien dire. L'auteur qui a mis le point final à son livre après l'avoir relu et corrigé plusieurs fois pense avoir terminé le travail. Alors que, s'il trouve un éditeur, le travail ne fait que commencer... Bien peu en ont conscience mais rares sont les manuscrits qui arrivent en tant que produits finis chez l'éditeur.

Ambre
réponse de : Ambre (site web) le: 31/01/2008 14:14:35
Tu fais un tour d'horizon complet, qui permet de tenter de se situer.
Comme toute passion, l'écriture est une projection de soi, quelque soit le sujet abordé. Tous ceux qui écrivent au long cours, ou en tout cas la plupart, caressent le rêve de pouvoir soumettre leur manuscrit à un "vrai" éditeur (ta première catégorie donc) ne serait-ce que pour avoir une idée de ce que valent nos bafouilles aux yeux d'un professionnel (en sachant que dans la mesure où l'on ne peut pas plaire à tout le monde, il y a plus de chance qu'on nous réponde que non, ça ne les intéresse pas). Je crois que personnellement, après m'être plantée avec Manuscrit (un jour je ferai un article sur le sujet... Juste pour mettre en garde de manière concrète ceux qui y croient à la base...), c'est ce dont j'ai le plus besoin: des critiques constructives... Un jour, peut-être...

Ce qui ne m'empêche pas de continuer d'écrire. De toute façon, je ne sais pas faire autre chose qu'écrire...

Bonne continuation Ambre, et merci de tes éclairages ;)
commentaire n° : 6 posté par : ecriveuse (site web) le: 30/01/2008 16:13:33
Ca rejoint ce que je disais un peu plus haut. La question reste de savoir pourquoi on veut être édité. Si on recherche surtout une critique constructive, on peut parfois la trouver ailleurs.

Ambre
réponse de : Ambre (site web) le: 31/01/2008 14:10:29
Ah oui, encore une petite chose: l'avantage du net, c'est que la plupart du temps, ce sont des gens qu'on ne connaît pas qui interviennent sur notre prose... Et on a des surprises intéressantes sur ce point, loin justement de ce que nos proches nous en disent ;)
commentaire n° : 7 posté par : ecriveuse (site web) le: 30/01/2008 16:14:56
Ca, c'est vrai. Mais je trouve tout de même que les internautes aussi ne sont pas toujours objectifs. Il ne faut pas se leurrer : on noue des relations avec la plupart des lecteurs de nos blogs qui induisent un biais dans la critique. Mais ça apporte aprfois aussi une vision à laquelle on n'avait pas pensé et c'est là qu'est l'intérêt.

Ambre
réponse de : Ambre (site web) le: 31/01/2008 14:12:04
Il est vrai qu'il y a quand même des moyens assez simple sur le net qui permettent d'exposer son texte à la critique objective de quelques passionnés. je me suis essayée à l'exercice et je trouve cela très enrichissant, même si c'est parfois très dur. Mais le fait de parvenir à se faire éditer (de la première façon) donne vraiment l'impression je pense d'un aboutissement sur quelque chose de concret, une reconnaissance qui parait plus vraie que celle obtenue sur le net ou autre, cela dit, est-ce vraiment le cas ?
Quant à en vivre ce doit être extraordinaire, mais je pense qu'au delà de tout le travail de l'auteur il y a aussi un facteur chance qui joue. J'en profite pour poser une question: un auteur qui signe avec une maison d'édition le fait pour un seul livre ou peut-il le faire pour plusieurs ? Je pense à une trilogie par exemple, Ca marche comment dans ces cas là ?
commentaire n° : 8 posté par : linka (site web) le: 14/02/2008 15:24:42
Se faire repérer et éditer, vendre des livres, être reconnu comme écrivain, je crois que c'est le rêve de tout auteur. Mais c'est une réalité pour bien peu de personnes. Je comprends ton point de vue et je ne cherche surtout pas à briser les rêves d'auteurs qui passeraient par là, juste d'apporter un regard lucide et de permettre aux gens de se situer.
Pour répondre à ta question, il peut exister dans les contrats d'édition une clause qui s'intitule "droit de suite" qui donne à l'éditeur la primauté pour éditer la suite d'un ouvrage. Il est aussi possible de signer un seul contrat pour toute une série. Un contrat d'édition est comme tout contrat adaptable aux circonstances et aux besoins.

Ambre
réponse de : Ambre (site web) le: 18/02/2008 19:43:46
Tout à fait d'accord avec votre analyse du monde de l'édition.
commentaire n° : 9 posté par : mary dollinger (site web) le: 15/02/2008 17:35:00
Merci pour ces infos, bonne semaine !
commentaire n° : 10 posté par : Tietie007 (site web) le: 18/02/2008 15:27:39
moi, j'ai opté pour l'auto édition, mais mes romans sont en librairies et magasins. J'ai le droit ou non?
commentaire n° : 11 posté par : Mariolles (site web) le: 05/03/2008 12:42:53
Bien sûr que vous avez le droit ! Vos livres sont à vous et si des libraires et des magasins les prennent en dépôt, tant mieux, réjouissez-vous ! L'avantage de l'auteur auto-édité justement est de pouvoir faire ce qu'il veut de ses livres et de toucher la totalité du produit de la vente.

Ambre
réponse de : Ambre (site web) le: 05/03/2008 14:45:10
je te trouve un peu dure envers les auto-édités. Ce que je ressens en te lisant comme négatif est au contraire pour moi un plus. On paie ses livres bien sûr mais à la demande uniquement... J'en vends 10, j'en reçois dix à prix coûtant et je note mes droits d'auteurs...
Il n'y a pas de lecture correction des manuscrits, est ce donc parce que nous en avons besoin ? Pour moi le plus c'est que je corrige mes livres à ma demande en quelques instants (bon un peu plus pour les débutants...). Je viens de lire un livre édité par un grand éditeur avec des fautes non corrigées et elles y resteront. Les miennes s'il y en a, je les corrige...
J'espère que maintenant que tu fais partie de notre forum, tu reviendras un peu sur tes idées toutes faites, car ça fait mal de constater que malgré tout le chemin parcouru par l'auto-édition qui je ne le répéterai jamais assez sur les blogs, sur les radios, n'est pas la fosse commune des auteurs ratés parce que rejetés par les pontes de l'édition.
Nous allons mettre en place le premier salon des auto-édités et je pense qu'il y aura sans doute quelques grincements de dents...
Mais celà dit, tu es la bienvenue sur mon forum, à nous de te convaincre...
commentaire n° : 12 posté par : irène créatrice du forum les auto-édités (site web) le: 05/03/2008 13:37:01
Euh... Je ne vois pas bien où j'ai pu faire penser que l'auteur auto-édité était un sous-auteur. Je ne sais pas si vous m'avez mal lue ou si je me suis si mal exprimée que cela. Ca me laisse perplexe...

Je pense que les auteurs doivent choisir, dans la mesure du possible, ce qui leur convient le mieux. c'est pourquoi j'ai tenté de brosser un tableau clair et lucide des options qui se présentent. Je suis plutôt pour l'auto-édition. il faut juste que les auteurs auto-édités soient conscients du travail qui est fait par l'éditeur et qu'ils ne peuvent prétendre faire eux-mêmes : pour voir passer tous les jours des manuscrits jugés "achevés" par leurs auteurs, je peux dire qu'il vaut mieux se faire relire par un tiers quitte à payer un peu plus cher. Après, il bénéficie de tous les avantages de ce mode d'édition : liberté d'écriture, liberté de choix esthétiques, liberté de vendre ou non ses livres, etc.

Ambre
réponse de : Ambre (site web) le: 05/03/2008 14:49:43
J'approuve totalement cette démarche.

Le compte d'auteur en effet ça sent mauvais.
Le compte éditeur c'est intéressant d'avoir quelques détails sur tous les avantages.

Et l'auto-édition ça reste assez spécial en effet et parfois on peut s'interroger sur les avantages/inconvénients.

Du point de vue de l'auteur, on semble disposer de la liberté au sens fort du terme mais la distribution reste plus ou moins laborieuse, la publicité est totalment à notre charge etc.

D'un point de vue de lecteur, à part dans le cadre amico-familial j'aurais toujours de l'appréhension. Pourquoi? Tant que je n'ai pas vu le livre et pu le feuilleter ou en lire des extraits, je n'ai aucune idée de la qualité du travail de mise en page, de correction etc. Tout le travail de la forme que normalement produit un bon éditeur.

Donc l'auteur auto-édité doit vraiment réussir pour dépasser le simple bouche à oreile à prouver que son travail est réel et qu'il n'est pas justement un de ces auteurs qui, persuadé d'avoir été débouté par injustice par les maisons d'édition classique, se lance dans l'auto-édition, la fleur au fusil.

De fait, je pense qu'il faut, pour s'assurer que l'auto-édition gagne au niveau de son image, avoir un vrai support, de vrais conseils à donner aux auteurs. Qu'ils restent libres mais qu'ils puissent produire un ouvrage qui ne soient pas  bâclé.

Le forum des auto-édités créé par Irène est une base en ce sens mais tout reste à faire, en effet c'est l'oeuvre de tous qui se construira pierre après pierre.
commentaire n° : 13 posté par : Garry Voligert (site web) le: 05/03/2008 18:20:13
Le forum des auto-édités ne permet de lire les conseils que d'autres auteurs qui ne sont pas des professionnels du livre. je persiste à penser que l'auto-édition est une très bonne solution si l'auteur a conscience qu'il n'est pas un éditeur (au sens professionnel du terme) et qu'il doit faire appel à une aide réelle pour obtenir un produit crédible, fort et bien "packagé". Je crois que c'est à ce prix que l'auto-édition gagnera ses lettres de noblesse, pas en laissant les auteurs livrés à eux-mêmes face aux problèmes de mise en page, de correction, de syntaxe, de couverture, etc.

Ambre
réponse de : Ambre (site web) le: 30/04/2008 11:15:05

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