Ecrire est sans doute le maître-mot de ce blog. Ecrire pour se connaître, se trouver, se retrouver, écrire pour aller vers les autres, écrire comme un exutoire, comme on se soulage de tout ce qui pèse, de tout ce qui gêne, écrire comme on aime ou comme on déteste, écrire sur tout, sur rien, pour soi.
Ici, pas de course au blogrank, à l'esthétique, aux commentaires. Juste une page de vie, de moi, un miroir de ce que je suis. Un blog pour soi. Et pour vous, si ça vous intéresse.
Bienvenue.
Atmosphère étrange.
Je ne sais pas trop ce qui plane mais je sens quelque chose. Ca va finir par me tomber dessus, c’est sûr.
Ca fait un peu trop longtemps que je ressasse, que je traîne des valises trop lourdes pour moi, chaque jour, à longueur de temps. Parfois, je crois que j’ai réussi à m’en débarrasser. Mais elles se rappellent vite à mon bon souvenir. Comme en ce moment.
Je n’écris pas. Pas une ligne, pas un mot. Ni dans le rer, ni sur mon blog, ni ailleurs. Blocage total. Mais surtout manque d’envie. Et pas seulement pour l’écriture. Pour le sport, la danse. Pas mal de choses en fait.
Symptomatique du retour à Paris non voulu ? D’un éloignement forcé de mes racines pesant mais irréversible ? D’un sevrage trop brutal des chevaux ?
L’alerte, c’est le manque d’appétit qui me l’a donné. Le dégoût de la nourriture ne m’était pas venu depuis bien longtemps. Depuis cette adolescence un peu torturée dont je m’étais débarrassée.
Et puis de petits signaux de mon entourage ont retenti. Il faudrait que je m’en déleste enfin de ces valises, de ces boulets que je me coltine sans en avoir l’énergie ni la force. Mais comment ? Je n’en sais rien.
Et je sens que je lutte, jour après jour. Je me dis chaque jour que je dois écrire. Que je dois arrêter cette fausse déprime qui ne rime à rien. Que je dois maîtriser ces angoisses qui m’assaillent à tout bout de champ. Rien n’y fait. Je reste absente. Je ne sais pas quoi vous dire. J’attends que ça tombe et de savoir peut-être.
Ambre
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