Il y a bien longtemps que je ne vous ai parlé du loisir qui prend sans doute le plus de place dans ma vie. Car si l'équitation est mon sport de
prédilection, celui que je pratique depuis que je suis enfant, ce n'est pas celui que je pratique le plus assidument depuis quelques années, malheureusement... En revanche, la danse sportive a
pris énormément de place.
Je vous en ai déjà parlé, je vous ai même présenté ce sport. Aujourd'hui, Max et moi avons beaucoup avancé dans la pratique de ce sport à deux si
méconnu. Six ans de travail et trois ans de compétition (l'année dernière passée en Belgique ne comptant pas puisque nous n'avons pas fait de compétition). Nous sommes aujourd'hui assez loin
de ce que nous produisions à nos débuts.
L'an passé, nous avons travaillé dans notre petit club belge, seuls, en prenant très peu de cours, ne nous fiant qu'à nos impressions et à notre
envie de progresser malgré les circonstances. Du coup, ce fut un travail paisible, posé, du temps pour nous. Le retour en France et à une pratique plus poussée m'a assez fait peur. Des doutes, je
n'avais que ça en tête. Car si on a parfois l'impression de progresser, cette impression peut de révéler fausse : de bonnes sensations qui donnent au final un rendu médiocre.
L'avis de nos profs a été positif : ils ont su voir sur quoi a porté notre travail, où nous avions progressé. C'est plutôt encourageant. Ils nous
voient aussi aller plus loin. Plus qu'encourageant. Reprendre les cours nous a aussi fait du bien : conseils, nouvelle façon de voir les choses, sortie de notre repli. Un grand coup de boost au
moral. Une nouvelle envie de bosser et d'avancer.
Seulement, voilà, elle est là, la première compétition de la saison. La première depuis un an. La confrontation aux autres couples qui, eux, ont
poursuivi leur chemin, ont continué sur une bonne impulsion depuis un an. Appréhension. Vous me connaissez suffisamment pour le savoir. J'ai fait reprendre ma robe pour que l'effet soit meilleur,
j'essaie de rester calme mais la compét est dans mon esprit depuis une semaine. Je sais que Max y pense aussi. Mon angoisse : le manque de condition physique, ne pas être capable d'enchaîner les
cinq danses dans de bonnes conditions, comme je serais capable de les danser si je n'avais pas à les enchaîner en un laps de temps si court.
Demain, compétition. On prend une grande respiration et on y va.
Ambre
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