A l'arrivée à Paris, de la main-d'oeuvre nous attendait. Ca faisait plaisir de revoir les copains et de savoir qu'ils étaient toujours là pour nous.
Nous avons vidé le camion dans les temps et, après une bon apéritif pour nous remettre de nos efforts, nous avons pu constater combien notre nouveau "chez nous" était agréable mais petit. Comment
organiser tout cela sans que ça ait l'air étriqué ? Comment retrouver un semblant de confort dans un si petit espace ?
Dès le lendemain, nous avons remué les meubles en tous sens pour trouver la meilleure disposition. Aujourd'hui, je ne suis pas sûre que ce soit encore ça. Mais nous avons trouvé
nos marques au fil des jours.
Dès le lundi suivant notre arrivée, une bonne nouvelle est venue me réconforter
: le poste pour le quel j'avais passé un entretien était pour moi. Un CDD de cinq mois. Super intéressant. A exercer mon métier et pas à faire de la bête productivité. Certes, c'est limité dans
le temps mais ça me remet le pied à l'étrier en terme de boulot. Depuis un mois et demi, j'apprends énormément de choses et je me fais plaisir. Ca compense en partie le déplaisir que j'ai à
revenir vivre en région parisienne.
Nous n'avons donc pas trop eu le temps de nous installer puisque nous avons directement commencé à travailler tous les deux. Nous faisons donc les choses petit à petit. Quelques virées pour
acheter du matériel, un passage chez Ikea, quelques cartons vidés de temps à autre. Les cartons de livres surtout restent entassés dans le bureau, encore fermés : il nous manque une bibliothèque
et un deuxième meuble dvd. Ca viendra en son temps.
Dès la deuxième semaine, nous avons retrouvé le chemin des gymnases et des entraînements de danse. Là encore, retrouvailles avec les copains : ça motive pour reprendre sérieusement le travail...
Et ce n'est pas ça qui manque. Nous avons aussi cherché un autre prof, le nôtre étant surbooké.
Avec tout ça, les démarches administratives traînent : changements d'adresse, changement de carte grise de la voiture, auto-bilan (aïe), sécurité sociale, mutuelle... Que de choses à penser et
pas le temps pour les faire.
Au milieu de tout ça, j'ai retrouvé le rer et de vieilles habitudes : mon cahier sur les genoux, matin et soir, j'ai repris la plume (il me faut d'ailleurs un nouveau cahier...). Avec
enthousiasme et boulimie (certains soirs, il est dur de s'endormir : les personnages ne me lâchent pas). Le hic, c'est que le trajet est trop court : j'en viendrais presque à regretter de ne pas
avoir à traverser Paris ! J'ai à peine le temps d'écrire une page chaque jour. Ca n'avance donc pas vite mais ça avance, c'est ce qui compte.
Je ne désespère pas de trouver un centre équestre sympa et abordable en terme de prix pour Max et moi. Les chevaux me manquent. J'en rêve la nuit. Cali m'obsède.
Je crois avoir fait le tour de cette arrivée parisienne. J'apprécie chaque jour mon balcon, faisant régulièrement le tour de mes petits arbres et de mes plantes. Je crois que c'est le plus grand
plaisir que j'ai en ce moment. Nous avons même pris un petit déjeuner sur le balcon durant les beaux jours de septembre : un régal ! Et puis Max est avec moi. Que demander de plus ?
Ambre
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