Ecrire est sans doute le maître-mot de ce blog. Ecrire pour se connaître, se trouver, se retrouver, écrire pour aller vers les autres, écrire comme un exutoire, comme on se soulage de tout ce qui pèse, de tout ce qui gêne, écrire comme on aime ou comme on déteste, écrire sur tout, sur rien, pour soi.
Ici, pas de course au blogrank, à l'esthétique, aux commentaires. Juste une page de vie, de moi, un miroir de ce que je suis. Un blog pour soi. Et pour vous, si ça vous intéresse.
Bienvenue.
Souvent, j’ai pensé qu’il serait facile d’écrire, d’écrire bien, de bons textes. Après tout, je connais les recettes sur le bout des doigts. Et ce n’est pas la plume qui me manque, ni la compétence technique.
Il suffirait de m’asseoir devant mon clavier et de le tapoter doucement jusqu’à former ces phrases, ces paragraphes et ces chapitres qui feraient de mon livre une œuvre reconnue. Oui, ce serait facile.
Je n’y arrive pas pourtant.
Je me lance dans des histoires dont je ne connais pas plus la fin que le déroulement, me laissant porter par une imagination parfois défaillante mais qui se rappelle toujours à moi malgré tout.
Pourquoi ai-je tant besoin que ces histoires me tiennent à cœur ? Pourquoi ne puis-je me lancer dans une chronique de vie, un roman d’amour ou un thriller qui se vendraient comme des petits pains et dans lesquels je ne m’impliquerais pas ? Sans compter mon incapacité d’imagination dès que je suis vrillée à mon clavier.
Je crois avoir déjà évoqué tout ça. Cela n’empêche pas ces idées de revenir avec une régularité pénible.
Aujourd’hui, c’est très calme au travail. Je n’ai guère d’occupation. Je fais acte de présence. Je me dis que je n’ai qu’à ouvrir un document Word et à taper gaiement sur les touches pour que s’érige en un rien de temps l’ébauche d’un texte, fabuleux cela va sans dire. Après être passée par l’indispensable étape du récit du processus que je mets en route. Encore une chose que j’ai du mal à comprendre mais dont je m’acquitte.
Me lancer ? Je n’y crois plus. Continuer à œuvrer courbée et avec acharnement semble être ma seule voie.
Ambre
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