Mardi 9 octobre 2007

Je n’ai guère le choix pour l’heure, Internet n’ayant toujours pas élu domicile chez moi, dans ce chez-moi qui est encore si peu le mien. Contrainte de vous abandonner aux pires spéculations au sujet de ma disparition qui n’était guère censée se prolonger autant, je me sens flottante. N’existant pas sur la toile en ce moment, n’existant pas dans mes écrits, suis-je là ? (Ca devient compliqué, je ne sais pas dans quoi je m’embarque…).

 

Bref, me voici pour vous faire un résumé rapide à défaut de pouvoir chaque jour vous faire connaître les étapes, contorsions et circonvolutions de mon installation parisienne.

 

Car j’y suis, ça y est. J’ai quitté cette Belgique qui m’était devenue chère en bien peu de temps pour retourner au gouffre pollué de la capitale. Rien ne s’est fait simplement, vous vous en doutez.

 

Trouvé un micro-appartement quatre jours avant de devoir quitter le loft belge. Chargé le camion (à ras). Roulé et déchargé le camion (beaucoup plus de bras au déchargement, pleins d’amis ravis de nous revoir et contents de boire l’apéro sur le balcon). Au final, deux fois moins d’espace qu’en Belgique, un appartement neuf avec balcon géant pour boulimique de plantes (vous avez reconnu quelqu’un ?) au milieu d’une cité années 60.

 

Trouvé boulot trois jours après mon arrivée pour une durée de cinq mois. RER tous les jours. Open space. Décalage horaire (ne suis plus habituée à déjeuner à 13h30 et à quitter après 18h). Boulot sympa (ça change). Collègues aussi (pas comme avant mais bon…).

 

Pas trouvé temps pour faire démarches administratives, finir de vider cartons, accrocher meubles aux murs, décorer micro-appartement. Pas trouvé impression d’être chez moi quand je rentre le soir.

 

Retrouvé chemin des cours de danse, copains danseurs, envie de danser. Retrouvé goût d’écrire dans le train (et moi qui croyais que la Belgique serait l’année de l’écriture… je ne retrouve l’envie et l’urgence d’écrire que de retour ici, à croire qu’il n’y a que ça qui y fasse, le dégoût, le désir de fuir vers des contrées imaginaires).

 

Perdu sensation de bien-être à l’idée d’aller monter à cheval toutes les semaines. Retrouvé cauchemars au sujet de chevaux que je ne monterai plus jamais. Cauchemars au sujet de Cali (manque atroce). Perdu sentiment de liberté à toute heure du jour et de la nuit.

 

Je crois que la boucle est bouclée. A vous de faire le tri. Espère revenir très vite : bloguer manque aussi, se livrer manque toujours.

 

 

Ambre
par Ambre publié dans : Se raconter
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