Lundi 1 février 2010
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14:29
Vous n'avez pas entendu parler de danse depuis pas mal de temps, la faute à cette blessure
à la cheville qui m'a tenue éloignée des parquets durant près de huit mois. Je vous donne donc quelques nouvelles.
Depuis septembre, j'ai pu reprendre doucement la danse, d'abord avec des chaussures plates et souples pour éviter de me refaire mal en dansant en talons (ma cheville étant encore fragile à ce moment-là et se rappelant régulièrement à mon bon souvenir). Puis, les choses ont évolué positivement, j'ai retrouvé les talons (mes amis danseurs m'ont offert une paire de chaussures adaptées pour l'entraînement afin d'éviter les talons trop fins, sympa les copains), j'ai arrêté de "dansoter" pour me remettre à danser pour de bon. Nous avons donc travaillé tout un trimestre pour retrouver un niveau acceptable : j'ai mis la patience de Max à rude épreuve car lui avait continué à danser seul et aurait voulu que je retrouve toutes mes sensations très vite. Il était vraiment frustré depuis des mois, ça se comprend. Et nous avons fait faire une nouvelle robe dans l'optique de reprendre la compétition.
Nous avons donc décidé de retrouver le chemin de la compétition en ce début d'année. Le critérium national, la plus grosse compétition pour notre niveau ayant lieu en janvier, il fallait que nous fassions un peu de piste. Nous avons donc choisi de reprendre à... Bercy ! Et si vous voulez nous traiter de dingues, vous pouvez...
Bercy présentait plusieurs avantages. Nous n'avions aucun espoir de résultat puisque nous allions danser face aux meilleurs Français et face à des étrangers encore meilleurs. Nous n'aurions donc pas de pression. La compétition étant internationale et assez prisée, nous étions sûrs que les éliminatoires se feraient en plusieurs passages. Cela nous permettrait de souffler entre chaque danse et de ne pas avoir à les enchaîner. Cela nous permettrait aussi de bien nous appliquer sur chaque danse et d'essayer de dérouler nos chorégraphies proprement. Il y aurait un repêchage et cela nous permettrait de danser un second tour pour bien se remettre dans le bain. De plus, nos professeurs pourraient être là pour nous prodiguer leurs conseils et nous donner un avis critique. Enfin, ce serait notre seule chance de danser un jour à Bercy et nous voulions nous offrir ce plaisir.
Bref, nous nous sommes inscrits. Je n'ai pas dormi pendant plusieurs jours. J'étais stressée à mort avant la compétition. Car c'est une chose de raisonner sur les bonnes raisons de danser à Bercy et de se dire qu'on se ferait plaisir. C'en est une autre de franchir le pas, de se retrouver dans cette salle imposante, sur cette piste immense, face à des juges de renommée mondiale, contre des danseurs de niveau international sans avoir dansé en compétition depuis près d'un an et sans avoir jamais dansé avec ma nouvelle robe...
Mais nous l'avons fait. Et bien fait. Résultat : zéro, comme attendu. Mais très bonnes sensations, aucune douleur à la cheville, vrai plaisir, coaches contents de notre niveau pour une reprise et bonne perspective pour le critérium. Voilà, aujourd'hui, je peux le dire : j'ai dansé à Bercy !
Parfois, ça vaut le coup de se faire peur...
Ambre
Depuis septembre, j'ai pu reprendre doucement la danse, d'abord avec des chaussures plates et souples pour éviter de me refaire mal en dansant en talons (ma cheville étant encore fragile à ce moment-là et se rappelant régulièrement à mon bon souvenir). Puis, les choses ont évolué positivement, j'ai retrouvé les talons (mes amis danseurs m'ont offert une paire de chaussures adaptées pour l'entraînement afin d'éviter les talons trop fins, sympa les copains), j'ai arrêté de "dansoter" pour me remettre à danser pour de bon. Nous avons donc travaillé tout un trimestre pour retrouver un niveau acceptable : j'ai mis la patience de Max à rude épreuve car lui avait continué à danser seul et aurait voulu que je retrouve toutes mes sensations très vite. Il était vraiment frustré depuis des mois, ça se comprend. Et nous avons fait faire une nouvelle robe dans l'optique de reprendre la compétition.
Nous avons donc décidé de retrouver le chemin de la compétition en ce début d'année. Le critérium national, la plus grosse compétition pour notre niveau ayant lieu en janvier, il fallait que nous fassions un peu de piste. Nous avons donc choisi de reprendre à... Bercy ! Et si vous voulez nous traiter de dingues, vous pouvez...
Bercy présentait plusieurs avantages. Nous n'avions aucun espoir de résultat puisque nous allions danser face aux meilleurs Français et face à des étrangers encore meilleurs. Nous n'aurions donc pas de pression. La compétition étant internationale et assez prisée, nous étions sûrs que les éliminatoires se feraient en plusieurs passages. Cela nous permettrait de souffler entre chaque danse et de ne pas avoir à les enchaîner. Cela nous permettrait aussi de bien nous appliquer sur chaque danse et d'essayer de dérouler nos chorégraphies proprement. Il y aurait un repêchage et cela nous permettrait de danser un second tour pour bien se remettre dans le bain. De plus, nos professeurs pourraient être là pour nous prodiguer leurs conseils et nous donner un avis critique. Enfin, ce serait notre seule chance de danser un jour à Bercy et nous voulions nous offrir ce plaisir.
Bref, nous nous sommes inscrits. Je n'ai pas dormi pendant plusieurs jours. J'étais stressée à mort avant la compétition. Car c'est une chose de raisonner sur les bonnes raisons de danser à Bercy et de se dire qu'on se ferait plaisir. C'en est une autre de franchir le pas, de se retrouver dans cette salle imposante, sur cette piste immense, face à des juges de renommée mondiale, contre des danseurs de niveau international sans avoir dansé en compétition depuis près d'un an et sans avoir jamais dansé avec ma nouvelle robe...
Mais nous l'avons fait. Et bien fait. Résultat : zéro, comme attendu. Mais très bonnes sensations, aucune douleur à la cheville, vrai plaisir, coaches contents de notre niveau pour une reprise et bonne perspective pour le critérium. Voilà, aujourd'hui, je peux le dire : j'ai dansé à Bercy !
Parfois, ça vaut le coup de se faire peur...
Ambre
Courrier des lecteurs