Vendredi 24 avril 2009
Et là, vous allez croire que je vais parler de danse. Eh bien, non !
Je voulais avant tout vous parler de mon rythme d'écriture actuel. Parce que la danse, en ce moment, je ne risque pas de vous en parler vu que je suis immobilisée depuis deux #?&!$ mois par une entorse à la cheville qui n'en finit plus de guérir. En revanche, côté écriture, j'ai repris du poil de la bête, on ne peut pas dire le contraire.
Mes excursions au soleil durant la pause déjeuner me permettent d'écrire une moyenne de deux pages par jour (cahier petit format, mais j'écris tout petit...). Bien sûr, afin que mes collègues ne croient pas que je les boude, je ne m'adonne pas à ce passe-temps tous les jours. Mais à coup de deux ou trois fois par semaine, ça commence à peser dans la balance. La preuve, je viens de terminer un chapitre (entamé l'an passé) d'une quarantaine de pages et j'en entame un nouveau.
Pour le coup, cette année, on ne pourra pas dire que je n'ai pas tenu mes résolutions et ce, même si l'année n'est pas terminée. Car je n'avais pas fixé de quota d'écriture. J'avais juste dit que je souhaitais écrire plus. Ecrire plus que rien, remarquez, ce n'est pas très compliqué. Quoi que... Mais même en arrêtant aujourd'hui, j'aurais rempli mes objectifs, c'est dire !
Trêve de plaisanterie, la quantité n'est pas la finalité de l'écriture (même si, pour qu'une chose soit bonne, il faut au moins l'avoir produite) et n'a jamais été ma jauge. Je me suis souvent plainte de mon très mauvais rendement (je passe plus de temps à rêvasser qu'à écrire en général), mais c'était surtout dans la perspective d'avancer dans mes travaux et de ne pas mettre à nouveau 15 ans pour terminer mon second roman. Bon, ce n'est visiblement pas parti pour... mais je peux tout de même essayer de réduire la durée.

Ce qui m'interpelle dans ce nouveau rythme que j'ai adopté, c'est la forme qu'il prend. En fait, j'ai l'impression de ne plus du tout écrire comme avant. C'est toujours mon style, mon phrasé, mon univers, mais l'écriture en elle-même ne se construit plus de la même façon. J'ai l'impression de ne plus avoir besoin de mûrir les épisodes avant de les écrire. Je me contente de ne pas penser du tout à mon roman, de me rendre sur mon banc et de poser mon stylo sur le papier. Et là, presque de façon magique, j'écris. L'histoire suit son cours. On m'aurait dit ça il y a quelques mois, j'aurais pensé que, du coup, l'écriture serait mauvaise. Mais ce n'est pas ce qui se produit. En fait, je trouve même ça plutôt bon. C'est cohérent, assez enlevé, vivant, impliqué. Tout ce que je ne trouvais pas l'an passé dans mes textes. Je ne m'explique pas cela.
Alors, je vous soumets une ou deux hypothèses pour tenter une interprétation :
1. C'est mauvais mais je suis si contente d'écrire que je ne m'en rends pas compte : dans six mois, le couperet va tomber à la relecture ;
2. J'avais besoin d'un exutoire, je l'ai trouvé et tant pis pour l'histoire : au final, je vais m'apercevoir que c'est bon mais que je suis partie dans une direction qui n'était pas du tout celle prévue et que j'ai foiré mon roman ;
3. Inconsciemment (mais alors très très inconsciemment), je pense à mon histoire tout le temps (y compris en dormant) et du coup, ça sort tout seul ensuite : j'ai rendu le processus de création non conscient et je gagne un temps fou, youpi !
4. J'ai mûri, je n'appréhende plus l'écriture avec les mêmes angoisses et les mêmes complications qu'avant, j'ai enfin trouvé comment écrire sans souffrir mais comme je ne savais pas que ça existait, ça me fait un peu peur.

Maintenant, vous avez le choix, il ne vous reste qu'à voter...
Pour conclure, c'est vrai que j'ai un peu peur, que je me le dis tous les jours. Je crois que je me le dirai tant que je n'aurais pas intégré les nouveaux paramètres. C'est vrai aussi que ça me rend heureuse d'écrire autant et aussi librement. C'est vrai enfin que je désirais cette écriture plus facile et moins douloureuse. Alors, de quoi est-ce que je me plains ? (Là, je vous entends hurler : "Quoi elle nous a cassé les pieds pendant un article long comme un jour sans pain pour en arriver là ?" Ben oui...)
Allez, je vous en dirai plus d'ici quelque temps, quand j'aurais entamé la phase de saisie et de relecture, et merci de m'avoir lue.

Ambre
Par Ambre - Publié dans : Ecrire
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Mercredi 8 avril 2009
Les envies sont des phénomènes étranges. Inexplicables, impalpables, elles surgissent à l'orée de la pensée, s'y accolent, s'y agrippent et la tancent jusqu'à satisfaction. D'où viennent-elles, nul ne le sait. Je ne m'explique pas ces sursauts de désir inconsidérés qui m'assaillent par vagues irrégulières.
Et puis, j'ai la sensation d'avoir des tas d'envies, mais jamais les bonnes, jamais celles qu'il faudrait, les convenables, celles auxquelles tout le monde s'attend. Monter à cheval, peindre, écrire et jardiner, à mon âge, est-ce bien sérieux ? Et pourtant...
Je me suis rendue à la boutique de Beaux-arts pour compléter ma panoplie d'instruments artistiques condamnée à attendre au fond d'un placard. Max n'a rien dit. Il m'a accompagnée. Je m'attendais à un reproche au moins. Je n'ai pas dessiné depuis des années. Mes pastels dorment et s'ennuient dans leur boîte. Les mosaïques s'entassent, la peinture pour verre décante... il n'a rien dit. il est venu.
J'ai des envies irrépressibles de peindre et dessiner, de barbouiller et colorier. Des envies irrésistibles d'écrire et griffonner, de raturer et corriger. Bien entendu, je n'ai surtout pas le temps pour tout ça. Et ce serait si peu raisonnable de céder à ces penchants alors que tant de devoirs m'attendent. Malgré tout, j'en ai assez de laisser mes crayons, pastels et aquarelles abandonnés dans un coin. Je vais bien trouver un moment pour cette envie aussi...

Ambre
Par Ambre - Publié dans : Se raconter
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