Mercredi 16 avril 2008
En arrivant au Havre, il y a quelques semaines, un bonne surprise nous attendait. Alors que nous nous échauffions sur la piste, l'organisateur qui est aussi un professeur et un juge de niveau international, est venu nous dire qu'il nous avait vus lors de notre précédente compétition et qu'il avait beaucoup aimé notre danse. Il pensait même que nous aurions dû être mieux classés. Il n'avait pu nous le dire sur le moment puisqu'il jugeait alors (les communications entre danseurs et juges ne sont pas interdites mais très mal considérées pendant la compétition, ce qui se comprend). Je peux vous assurer que ce genre de compliments à une heure de débuter une compétition fait un bien fou au moral.
Lors de cette compétition, nous ne nous sommes pas trop mal sentis. En compétition à points, nous n'étions que deux et l'ordre était connu d'avance... En revanche, dans l'open (qui nous intéressait bien plus), nous étions beaucoup plus nombreux puisqu'il y avait un quart de finale. Nous avons réussi à aller en finale et terminons quatrièmes ce qui est plutôt un bon résultat. Nous n'avons pas particulièrement bien dansé : les sensations n'étaient ni bonnes ni mauvaises. Nous avons juste senti que nous pouvions faire mieux. Ce qui a été confirmé.
Après les résultats, nous avons à nouveau eu la visite d'une professeur/juge (qui jugeait ce jour-là et nous avait bien classés) dans les vestiaires, pour nous dire qu'elle aimait aussi notre danse et qu'elle trouvait que nous étions dans une bonne dynamique. Elle aussi a parlé des mêmes défauts que le juge précédent (danse un peu trop en force et surtout manque de projection du couple) mais elle voit surtout une marge de progression et un travail "dans le bon sens".
Je peux vous assurer que nous sommes repartis heureux mais aussi avec de nombreux objectifs de travail et une envie encore plus forte de progresser pour donner raison à ces juges de croire en nous. Avec tout ça, nous avons hâte d'être au championant de France.

Je vous avais dit que nous étions sélectionnés pour le championnat de France ? Eh bien c'est fait !

Ambre
par Ambre publié dans : Danser
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Samedi 15 mars 2008
Beaucoup d'interrogations ces derniers temps dans la titraille, me direz-vous.
Ce matin, je suis partie prendre mon rer avec le bouquin en cours. Pour ne rien vous cacher il s'agit du tome 7 de L'Assassin royal de Robin Hobb. J'avais déjà lu les six premiers il y a quelques années (toute la première partie du cycle). La deuxième partie étant enfin publiée intégralement, j'ai voulu m'y replonger, mais je ne me souvenais pas suffisamment bien des détails de l'histoire à mon goût. J'ai donc tout repris depuis le début (et ne me traitez pas de folle ou je me fâche !). Bref, me voici partie ce matin, un peu plus tard que d'habitude pour le boulot avec mon bouquin presque fini sous le bras, me disant que j'aurais juste assez de lecture pour l'aller et le retour.
Las, j'ai dû attendre le rer un quart d'heure. En arrivant à ma station, j'avais terminé le livre. Que vais-je lire ce soir en rentrant à la maison ? Je me sens démunie, même si ça peut paraître stupide.
A cinq ans, j'avais une envie dévorante d'apprendre à lire. Dès que j'ai su, je me suis délectée de pouvoir enfin lire seule mes livres préférés (sans avoir à embêter ma mère pour qu'elle me fasse la lecture). En grandissant, les choses ont empiré. Je lisais tout ce qui passait à ma portée : les emballages de produits alimentaires (avec un faible pour les boîtes de céréales), les affiches publicitaires... Je signalais même les fautes que je pouvais trouver à mes parents : ça les faisait rire.
Mais surtout, je ne pouvais aller nulle part sans un livre (c'est toujours le cas aujourd'hui). Cela provoquait des crises : "Pourquoi emmènes-tu ton livre puisque nous allons dîner chez nos amis ? Tu n'en auras pas besoin." Je répondais invariablement : "On ne sait jamais." On ne sait jamais quoi ? Mes parents n'auraient su dire. Moi, si.
On ne sait jamais : il aurait pu ne pas y avoir d'enfant de mon âge avec qui jouer, la conversation des grands aurait pu être si ennuyeuse que j'aurais préféré me blottir dans un fauteil dès les cafés terminés pour bouquiner, l'histoire était tellement prenante que si je pouvais trouver cinq petites minutes pour connaître la suite, j'en profiterai, etc. De fait, c'est ce que je faisait. Ensuite, ce fut on ne sait jamais : le train pourrait avoir du retard, le médecin peut me faire attendre longtemps, je pourrais arriver en avance au rendez-vous... Il fallait prévoir. Avoir un livre, c'est pour moi la meilleure solution.
Sans livre, que fait-on ? Pas d'évasion, pas de rêverie, aucun moyen d'échapper à l'ennui, du moins dans certaines circonstances. Le pire, c'est sans doute cette impatience qui vous saisit à peine un ouvrage terminé, ce désir irrépressible de découvrir un nouvel auteur, un nouvel univers, de savoir quelles aventures nous attendent.
Me voici donc fort ennuyé de devoir rentrer ce soir sans lecture. Quoi que... Il doit bien rester un ou deux feuillets du roman de Sandy à corriger au fond de mon sac. Ca devrait faire l'affaire.

Ambre
par Ambre publié dans : Se raconter
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