Vous avez pu le constater : je suis de retour, timidement, mais de retour tout de même depuis quelques jours. Depuis deux jours, j’ai enfin Internet à la maison. Je n’ai guère eu le temps de m’en servir mais je sais que je vais « revivre » : pouvoir à nouveau travailler sereinement sur mon magazine, rechercher des informations, être en contact avec ceux qui sont loin et qui comptent… et vous donner quelques nouvelles de temps à autre.
J’ai brossé un tableau très rapide de la situation il y a quelques jours. Je vais revenir un peu dessus pour que vous compreniez mieux.
Le départ de Belgique a été un véritable calvaire. Tout d’abord parce que je ne tenais pas à partir : je savais que j’allais quitter une vie fort agréable pour retourner à la trépidation parisienne. Mais également car tout était compliqué dans ce départ. Rien ne se dessinait pour moi sur le plan professionnel et la recherche d’appartement à distance était assez complexe.
Nous sommes allés trois fois à Paris sans trouver d’appartement convenable. Et lorsque nous en trouvions un, notre dossier était souvent rejeté car je n’avais pas d’emploi. Dur dur les retours de l’étranger ! Les agences n’arrivaient pas à comprendre que dans ce genre de circonstances, il est difficile que les deux conjoints aient un emploi. Et il nous fallait un minimum d’espace pour caser tous nos meubles : pas question d’accepter le premier studio venu.
Dans l’intervalle, j’ai enfin décroché un entretien mais je n’avais toujours pas le boulot qui allait avec et qui nous aurait permis d’avoir un appartement beaucoup plus facilement. Nous sommes revenus à Paris quatre jours avant de devoir quitter la Belgique pour un second entretien et des visites d’appartement : à ce moment-là, inutile de vous dire que nous ne dormions pas très bien. Et puis nous l’avons enfin décroché, l’appartement qu’il nous fallait : grand juste comme nous le voulions avec un garage pour la voiture et un balcon, un grand balcon. Et neuf. À un prix abordable. Avec une agence qui voulait bien de nous et qui a compris dans quelle urgence nous étions.
Je vous avoue que j’ai été un peu mélancolique sur le trajet nous menant de la Belgique à la région parisienne, suivant ce camion qui contenait toute notre vie pour ne plus revenir. Il n’a pas été facile de laisser derrière moi ce pays, cet appartement immense dans lequel je me sentais si bien, ces nouveaux amis que nous nous étions faits et les chevaux.
Ambre
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