Vendredi 12 octobre 2007

Vous avez pu le constater : je suis de retour, timidement, mais de retour tout de même depuis quelques jours. Depuis deux jours, j’ai enfin Internet à la maison. Je n’ai guère eu le temps de m’en servir mais je sais que je vais « revivre » : pouvoir à nouveau travailler sereinement sur mon magazine, rechercher des informations, être en contact avec ceux qui sont loin et qui comptent… et vous donner quelques nouvelles de temps à autre.

 

J’ai brossé un tableau très rapide de la situation il y a quelques jours. Je vais revenir un peu dessus pour que vous compreniez mieux.

 

Le départ de Belgique a été un véritable calvaire. Tout d’abord parce que je ne tenais pas à partir : je savais que j’allais quitter une vie fort agréable pour retourner à la trépidation parisienne. Mais également car tout était compliqué dans ce départ. Rien ne se dessinait pour moi sur le plan professionnel et la recherche d’appartement à distance était assez complexe.

 

Nous sommes allés trois fois à Paris sans trouver d’appartement convenable. Et lorsque nous en trouvions un, notre dossier était souvent rejeté car je n’avais pas d’emploi. Dur dur les retours de l’étranger ! Les agences n’arrivaient pas à comprendre que dans ce genre de circonstances, il est difficile que les deux conjoints aient un emploi. Et il nous fallait un minimum d’espace pour caser tous nos meubles : pas question d’accepter le premier studio venu.

 

Dans l’intervalle, j’ai enfin décroché un entretien mais je n’avais toujours pas le boulot qui allait avec et qui nous aurait permis d’avoir un appartement beaucoup plus facilement. Nous sommes revenus à Paris quatre jours avant de devoir quitter la Belgique pour un second entretien et des visites d’appartement : à ce moment-là, inutile de vous dire que nous ne dormions pas très bien. Et puis nous l’avons enfin décroché, l’appartement qu’il nous fallait : grand juste comme nous le voulions avec un garage pour la voiture et un balcon, un grand balcon. Et neuf. À un prix abordable. Avec une agence qui voulait bien de nous et qui a compris dans quelle urgence nous étions.

 

Je vous avoue que j’ai été un peu mélancolique sur le trajet nous menant de la Belgique à la région parisienne, suivant ce camion qui contenait toute notre vie pour ne plus revenir. Il n’a pas été facile de laisser derrière moi ce pays, cet appartement immense dans lequel je me sentais si bien, ces nouveaux amis que nous nous étions faits et les chevaux.

 

 

 

Ambre

par Ambre publié dans : Se raconter
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Mardi 9 octobre 2007

Je n’ai guère le choix pour l’heure, Internet n’ayant toujours pas élu domicile chez moi, dans ce chez-moi qui est encore si peu le mien. Contrainte de vous abandonner aux pires spéculations au sujet de ma disparition qui n’était guère censée se prolonger autant, je me sens flottante. N’existant pas sur la toile en ce moment, n’existant pas dans mes écrits, suis-je là ? (Ca devient compliqué, je ne sais pas dans quoi je m’embarque…).

 

Bref, me voici pour vous faire un résumé rapide à défaut de pouvoir chaque jour vous faire connaître les étapes, contorsions et circonvolutions de mon installation parisienne.

 

Car j’y suis, ça y est. J’ai quitté cette Belgique qui m’était devenue chère en bien peu de temps pour retourner au gouffre pollué de la capitale. Rien ne s’est fait simplement, vous vous en doutez.

 

Trouvé un micro-appartement quatre jours avant de devoir quitter le loft belge. Chargé le camion (à ras). Roulé et déchargé le camion (beaucoup plus de bras au déchargement, pleins d’amis ravis de nous revoir et contents de boire l’apéro sur le balcon). Au final, deux fois moins d’espace qu’en Belgique, un appartement neuf avec balcon géant pour boulimique de plantes (vous avez reconnu quelqu’un ?) au milieu d’une cité années 60.

 

Trouvé boulot trois jours après mon arrivée pour une durée de cinq mois. RER tous les jours. Open space. Décalage horaire (ne suis plus habituée à déjeuner à 13h30 et à quitter après 18h). Boulot sympa (ça change). Collègues aussi (pas comme avant mais bon…).

 

Pas trouvé temps pour faire démarches administratives, finir de vider cartons, accrocher meubles aux murs, décorer micro-appartement. Pas trouvé impression d’être chez moi quand je rentre le soir.

 

Retrouvé chemin des cours de danse, copains danseurs, envie de danser. Retrouvé goût d’écrire dans le train (et moi qui croyais que la Belgique serait l’année de l’écriture… je ne retrouve l’envie et l’urgence d’écrire que de retour ici, à croire qu’il n’y a que ça qui y fasse, le dégoût, le désir de fuir vers des contrées imaginaires).

 

Perdu sensation de bien-être à l’idée d’aller monter à cheval toutes les semaines. Retrouvé cauchemars au sujet de chevaux que je ne monterai plus jamais. Cauchemars au sujet de Cali (manque atroce). Perdu sentiment de liberté à toute heure du jour et de la nuit.

 

Je crois que la boucle est bouclée. A vous de faire le tri. Espère revenir très vite : bloguer manque aussi, se livrer manque toujours.

 

 

Ambre
par Ambre publié dans : Se raconter
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