Nouvelle venue dans le monde du blog et des blogueurs, je cherche un peu ma place. Et, comme d'habitude, vous vous en doutez, je m'interroge. Moi et mes interrogations... de quoi faire un roman (hummm, il faudra que j'y réfléchisse !). J'ai commencé par constater qu'il se créé à peu près un nouveau blog toutes les deux minutes sur Over-blog et que plusieurs articles sont postés toutes les minutes. Je n'ose même pas imaginer combien de blogs existent sur ce site. Je crois que chaque personne créant son blog espère avoir de nombreuse visites quel qu'en soit le sujet mais il semble bien difficile de "faire son trou", d'émerger, si j'ose dire. Je vois, chaque jour, mes articles disparaître du sommaire d'Over-blog en un claquement de doigts et les fils du forum être relégués en dizième page au bout de deux jours. De quoi désespérer.
Alors, sur quoi compter ? Sur une présence indéfectible, la publication quotidienne de nombreux articles, une activité frénétique sur les forums, un référencement en béton ? Sur une esthétique accrocheuse, agressive ou romantique (mais pas classique comme celle que j'ai choisie et qu'on m'a déjà reprochée) ? Sur un sujet à la mode, drôle ou inédit ? Qui sait ? J'ai visité bien des blogs et je pense que chacun peut trouver son bonheur, dans tous les registres et tous les styles. Est-ce que trop de blogs tue le blog ? Je n'en suis finalement pas convaincue. Tant de différences, d'idées, de sujets... c'est peut-être plus enrichissant qu'autre chose.
Je crois que je vais donc finalement compter sur mon plaisir et mon envie d'écrire pour faire un blog qui me ressemble et qui peut-être plaira à d'autres. Puisque chacun peut trouver son bonheur sur Over-blog, peut-être ferais-je le bonheur de lecteurs. Je ne me lancerai donc pas je crois dans le parcours du combattant du blogueur esthète, la simplicité étant mon credo et je m'engage à produire des textes de la meilleure qualité et le plus intéressant possible. Si vous voulez d'ailleurs voir des sujets précis abordés, vous pouvez me solliciter et je répondrai selon mon niveau d'inspiration.
Bon blog à tous.
Ambre
Je voulais un peu vous expliquer le pourquoi du titre du blog.
Au-delà de l'idée de faire du blog une sorte de journal-miroir vers lequel je puisse me pencher, le terme de miroir a une signification particulière pour moi. Comme je l'ai déjà dit, j'ai pour habitude de griffonner, histoire de ne pas laisser mon cerveau s'embourber après des heures de boulot abrutissant. Le Miroir est le titre du premier roman que j'ai écrit. Ca a pris du temps et ça n'a pas été simple. J'ai vécu avec les personnages durant près de quinze avant de le terminer et je les porte encore en moi. Alors ce n'est même pas dit qu'il n'y ait pas une suite à tout ça. Depuis, j'ai écrit quelques poèmes, textes de chansons et nouvelles. J'ai surtout commencé un autre roman qui n'a même pas encore de titre et dont je ne sais pas où il va m'emmener. Mais rien de comparable au Miroir.
Je me suis souvent demandé si l'acte de création devait toujours se dérouler dans ces conditions. Pour écrire ce petit texte (à peine 300 000 signes), j'ai souffert et j'ai connu la transe, celle où le monde extérieur n'existe plus, où rien ne compte que ce bonheur et cette douleur de créer. C'était fusionnel (et ça l'est toujours). Peut-être parce que cette histoire me hante depuis si longtemps, qu'elle me vient directement de mon adolescence sans avoir rien perdu de sa fraîcheur, de sa saveur et de son attrait à mes yeux.
J'ai découvert il y a peu, en commençant mon second roman, que cet état n'était pas obligé. Et j'ai compris comment des personnes pouvaient écrire toute leur vie sans perdre la raison. Sauf que... je ne sais pas ce que ça vaut. Je ne sais pas si je vais dans la bonne direction. Le texte n'est pas mauvais je pense mais il manque un peu de poésie à mes yeux. D'accord, c'est moi qui ai décidé que je ne recommencerai pas avant un bon moment l'écriture d'un roman entier en prose rimée voire en alexandrins. Mais le changement de style n'est pas facile. J'ai l'impression de faire dans la facilité.
Alors je comprends aussi ces auteurs qui ont cédé à la folie pour donner vie à leurs plus beaux personnages et univers (l'exemple de Philip K. Dick est édifiant à ce titre). Je suis loin de nager dans les eaux de la démence, c'est vrai. Et je suis loin de naviguer sur celles du succès. Encore faudrait-il commencer par être éditée. Mais je crois suffisamment en ce que je fais pour m'interroger sur sa valeur et sur la façon dont je le produis.
Je pense savoir écrire. Je pense ne pas toujours le faire du mieux que je pourrais. Je pense qu'avec un peu de persévérance et en me donnant du temps, je pourrais faire encore mieux. Je pense que le succès n'est pas mon but mais que j'ai besoin de cette vibration lorsque je créé. Alors je vais finir ce second roman (qui s'écrit relativement vite) et je me dis que je vais sans doute replonger dans les souffrances du roman-poème-fantastique qui ne plaît qu'à moi, qui est trop hors style pour qu'un éditeur se penche dessus un jour mais qui me permet de respirer. Je vais sans doute continuer à faire vivre mon Miroir, en esprit puis par écrit, comme je l'ai toujours fait, en commençant par venir ici régulièrement.
Ambre
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