Mardi 17 mai 2005
Pour répondre aux commentaires intéressés de mon petit nombre de lecteurs, je vais en rajouter une couche sur le processus de créativité.
De l'idée que pour se lancer dans l'écriture d'un texte un peu long, voire avoisinant le roman, il ne faut pas être fainéant, je ne sais que faire. Sinon penser que c'est une idée reçue peut-être. Car, moi aussi, je suis une grande fainéante, si, si. La preuve : presque quinze ans pour produire 300 000 signes (soit à peine une grosse nouvelle). Avouez que ce n'est pas fabuleux. Et puis, que voulez-vous, comme le dit Jean-Christophe, il y a des jours de pages blanches et avec moi ils sont légion.
D'abord, c'est vrai qu'il faut y réfléchir, penser les personnages, l'univers, l'atmosphère, l'histoire toute entière sans omettre le style. Alors, soit, comme je le disais précédemment, on vit avec les personnages et on a donc peu de questions à se poser. On ne connaît alors guère que la difficulté d'accoucher de soi-même. Soit on construit effectivement les choses avec patience, on fait des recherches (je suis devenue adepte de la bpi), on mûrit chaque chapitre et on parvient à se relire avec recul et esprit critique. Mmmm... pas si évident pourtant.
Mais je crois surtout que ce qu'il ne faut pas oublier, c'est l'instanéité parfois foudroyante de certaines créations. C'est un besoin urgent, là, maintenant, tout de suite. C'est une idée, une phrase, juste une sensation qu'il ne faut surtout pas laisser échapper. Ce dont il s'agit peut-être dans le Liary de Nicolas. Ce qui m'arrive avec les poèmes , les textes de chansons ou certains petits textes. Ces moments-là, je les trouve jouissifs. Ils sont la raison d'être du cahier dans le sac à main (à la place de la trousse à maquillage ou de la brosse à cheveux que toute femme digne de se nom se devrait d'avoir dans son sac) : surtout, pouvoir tout noter !
Là où mes problèmes commencent, c'est au sortir de la nuit. Parce que j'ai aussi des rêves abracadabrants : il n'y a pas que la journée que j'ai une certaine propension au délire. Se souvenir d'un bon rêve porteur d'idées n'est pas toujours aisé. Ca me revient la plupart du temps en me couchant : "Tiens, c'est vrai, j'ai rêvé de ça la nuit dernière. Si je le notais !" Moment que choisit généralement Max pour grogner un "Non" tonitruant. Il paraît que la nuit, il faut dormir. Allez comprendre !
Pour en terminer, je dirais que vous pourrez trouver des exemples de ma maigre production sur le site 3 Plumes sous le pseudo de Cerise (pas pu l'utiliser sur Over-blog et pas aussi courageuse que Nicolas) en attendant que je trouve un extrait décent à mes yeux du Miroir.
Ambre
De l'idée que pour se lancer dans l'écriture d'un texte un peu long, voire avoisinant le roman, il ne faut pas être fainéant, je ne sais que faire. Sinon penser que c'est une idée reçue peut-être. Car, moi aussi, je suis une grande fainéante, si, si. La preuve : presque quinze ans pour produire 300 000 signes (soit à peine une grosse nouvelle). Avouez que ce n'est pas fabuleux. Et puis, que voulez-vous, comme le dit Jean-Christophe, il y a des jours de pages blanches et avec moi ils sont légion.
D'abord, c'est vrai qu'il faut y réfléchir, penser les personnages, l'univers, l'atmosphère, l'histoire toute entière sans omettre le style. Alors, soit, comme je le disais précédemment, on vit avec les personnages et on a donc peu de questions à se poser. On ne connaît alors guère que la difficulté d'accoucher de soi-même. Soit on construit effectivement les choses avec patience, on fait des recherches (je suis devenue adepte de la bpi), on mûrit chaque chapitre et on parvient à se relire avec recul et esprit critique. Mmmm... pas si évident pourtant.
Mais je crois surtout que ce qu'il ne faut pas oublier, c'est l'instanéité parfois foudroyante de certaines créations. C'est un besoin urgent, là, maintenant, tout de suite. C'est une idée, une phrase, juste une sensation qu'il ne faut surtout pas laisser échapper. Ce dont il s'agit peut-être dans le Liary de Nicolas. Ce qui m'arrive avec les poèmes , les textes de chansons ou certains petits textes. Ces moments-là, je les trouve jouissifs. Ils sont la raison d'être du cahier dans le sac à main (à la place de la trousse à maquillage ou de la brosse à cheveux que toute femme digne de se nom se devrait d'avoir dans son sac) : surtout, pouvoir tout noter !
Là où mes problèmes commencent, c'est au sortir de la nuit. Parce que j'ai aussi des rêves abracadabrants : il n'y a pas que la journée que j'ai une certaine propension au délire. Se souvenir d'un bon rêve porteur d'idées n'est pas toujours aisé. Ca me revient la plupart du temps en me couchant : "Tiens, c'est vrai, j'ai rêvé de ça la nuit dernière. Si je le notais !" Moment que choisit généralement Max pour grogner un "Non" tonitruant. Il paraît que la nuit, il faut dormir. Allez comprendre !
Pour en terminer, je dirais que vous pourrez trouver des exemples de ma maigre production sur le site 3 Plumes sous le pseudo de Cerise (pas pu l'utiliser sur Over-blog et pas aussi courageuse que Nicolas) en attendant que je trouve un extrait décent à mes yeux du Miroir.
Ambre
par Revant
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