Ce matin, j'ai cru qu'il avait neigé et que la neige avait fondu ou qu'il avait plu durant
la nuit. En fait, je n'ai pas jeté un regard très aigu sur mon environnement avant de poser un pied sur la zone qui avait l'air mouillée, pied qui a aussitôt dérapé, glissé et manqué m'envoyer
m'étaler de tout mon long dans la cour de l'immeuble. Par chance, un poteau m'a tendu les bras et m'a permis d'éviter la chute fatidique.
Verglas.
Partout, tout le long du trajet jusqu'au rer puis du rer à mon travail. Pas question de prendre la voiture. Les quelques
automobilistes qui ont tenté l'aventure ont dû s'en souvenir. A pied, c'était encore envisageble bien que risqué. Je me suis donc retrouvée à marcher comme une petite vieille en faisant bien
attention aux endroits où je posais mes pieds et je suis arrivée épuisée au boulot après avoir cru dix fois me casser la figure. Mais tous mes os sont encore en un seul morceau.
Verglas.
Sur les trottoirs, sur les routes, sur les barrières, sur les arbres... Petite couche de glace étrange, brillante. Comme
je n'en avais jamais vu. Comme s'il était tombé un voile glacé du ciel qui se serait déposé partout. Une pellicule uniforme. Comme de la neige, épaisse, mais translucide,
traîtresse.
Ambre
Par Ambre
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Vient ensuite une opération primordiale : la mise en page. Car, ne l’oubliez
pas, vous avez fourni un ouvrage au format A4 avec, a priori, du texte au kilomètre dans une police de base. Un gros travail est donc à faire pour rendre le livre « présentable ».
L’éditeur va choisir une police adaptée, lisible, correspondant au contenu dans son esthétique (par exemple, une police à empattement pour de la littérature, une police bâton pour un livre
technique, etc.), dans un corps agréable (ni trop gros ni trop petit) et avec un interlignage correct. Il va mettre le livre à un format précis (celui de la collection à laquelle le livre va être
intégré, un format choisi pour lui, un format standard comme le 16x24, etc.) avec des marges qui donnent un pavé de texte de taille correcte. S’il s’agit d’un livre d’art ou d’un livre pratique,
une maquette très précise avec une charte graphique va être mise en place sous la houlette d’un directeur artistique en général.
Tout ceci ne se fait qu’une fois le texte définitif. Ça n’amuse pas du tout les
maquettistes en général de devoir revoir toute leur mise en page parce que vous avez modifié trois paragraphes ! Car dans une mise en page, tout compte : les blancs dans les lignes, les
veuves et orphelines, les césures, mais aussi l’influence des modifications sur la table des matières, le sommaire ou l’index… C’est la raison pour laquelle, si vous passez par l’auto-édition et
que vous ne souhaitez payer que pour un travail de mise en page, vous ne pourrez pas modifier votre texte une fois le travail commencé.
Enfin, vient la question de la couverture. Là, beaucoup de cas de figure se
présentent car, et c’est une chose qu’il faut particulièrement avoir en tête, la couverture est un outil de marketing du livre. Il faut qu’elle se voit, qu’elle accroche l’œil, qu’elle parle au
lecteur pour les concept ou les collections connus, qu’elle lui donne envie de prendre le livre en main pour lire la quatrième de couverture (le texte de présentation du livre figurant au
« dos ») et finalement l’acheter. Je vous cite les situations plus courantes :
- votre livre fait partie d’une collection chez un éditeur : la collection a forcément
un concept de couverture et votre livre devra rentrer dans le moule. Vous n’aurez donc pas le choix et pas votre mot à dire sur la maquette. Vous pourrez peut-être participer au choix d’une
illustration s’il est censé y en avoir une. Le texte de quatrième de couverture sera certainement rédigé par l’éditeur et on ne vous demandera peut-être pas votre
approbation. ;
- votre livre est un ouvrage isolé chez un éditeur : vous ne choisirez sans doute pas
pour autant votre couverture, pas plus votre texte de quatrième. L’éditeur n’est pas obligé de vous solliciter. C’est selon… Mais l’éditeur fera plus confiance en son expérience pour choisir une
couverture qui fait vendre qu’en votre goût ou vos souhaits souvent basés sur de l’affectif ;
- votre livre est auto-édité : vous choisissez l’illustration que vous souhaitez et
vous pouvez demandez des modifications pour obtenir une couverture qui vous satisfasse, en général. Vous pouvez même avoir un certain choix au niveau du papier de couverture et de la reliure.
Cependant, certains prestataires disposent de collections avec des couvertures type et ne permettent donc pas une grande souplesse : vous ne pouvez que choisir l’illustration qui figurera à
la place prévue pour et écrire le texte de quatrième.
Voilà, le plus gros du travail éditorial est réalisé et, là, vous croyez à nouveau que vous
aurez votre livre dans les deux jours. Vous vous trompez à nouveau car c’est sans comptez sur les délais d’impression. Imprimer un livre n’est pas une mince affaire. Par exemple, pour une
impression numérique avec un petit chiffre de tirage (de 20 à 300 exemplaires) d’un livre classique (format standard, papier standard, impression en noir, couverture couleur brochée pelliculée),
il faut compter au minimum trois semaines livraison comprise. Bien sûr, les grosses maisons d’édition ont parfois une force de frappe beaucoup plus importante. Lorsque le prix Goncourt est
décerné, par exemple, un imprimeur se tient prêt à tirer le livre en plusieurs millions d’exemplaires en deux jours pour inonder le marché le plus rapidement possible mais il est fait appel à des
imprimeries très spéciales avec un matériel spécial également.
Voici donc résumé le parcours de votre ouvrage une fois celui-ci accepté par un éditeur ou
une fois celui-ci arrivé chez une maison d’auto-édition. Comme je vous l’annonçais, il reste beaucoup de travail et cela demande de la patience avant de pouvoir tenir « son œuvre » dans
ses mains. On comprend alors mieux la satisfaction de l’auteur… et de l’éditeur lorsque tout est terminé.
Ambre
Par Ambre
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Courrier des lecteurs