Samedi 7 avril 2007
Depuis mon arrivée en Belgique, je ne vous ai pas raconté grand chose. Pourtant, il y en aurait à dire. Je parle d'écrire, de lire mais pas de ce que je fais. Je compte donc réparer cette erreur.
Il faut avouer que ce changement d'horizon en même temps que de pays m'est plus que bénéfique. Je m'étiolais à Paris. Je ne supportais plus d'y vivre, je ne supportais plus mon travail, je ne supportais plus toutes les privations que ce cadre de vie engendrait. Max avait bien compris. Et il a fait tout ce qu'il a pu pour que ça change. Que ferais-je sans lui ? Je me le demande (même, si, à la réflexion, c'est pour lui que je suis venue vivre à Paris). Nous ne savions pas trop ce qui nous attendait en terre wallonne mais nous sommes partis.
Aujourd'hui, après seulement six mois, je me sens ici chez moi. C'est difficile à exprimer mais je vais essayer de vous faire comprendre. Tout d'abord, j'ai pris le temps de (re)vivre. Trois mois sans travailler, à me reposer, à retrouver des repères, à flâner, à découvrir. j'avais vraiment besoin de ce temps. Je me suis reproché de ne rien faire : je sais que c'était pourtant nécessaire. Qu'après trois années de pression, de travail intensif et aliénant, il me fallait du repos.
Ensuite, j'ai retrouvé une activité progressive. Nous avons trouvé des entraînements de danse sous un autre angle : nous travaillons sereinement, sans accroc, à notre rythme, sans échéance. Nous retrouvons du plaisir. J'ai aussi repris l'équitation. Ca, c'est ma délivrance, ce qui m'a le plus manqué lors de mes six années parisiennes. J'ai atterri dans un petit centre équestre où l'accueil est chaleureux et où on me laisse le temps de retrouver mes sensations.
Enfin, j'ai repris le travail. Une activité variée, intéressante, correspondant à mes compétences (sans être tout à fait dans mon domaine), sans aucune pression. Je fais peu d'heures, j'ai beaucoup de temps à moi. J'en profite. Je fais des balades (impossibles à Paris) en sortant du travail le soir. Avec Max, nous passons de vrais week-ends (à Bruges, en forêt, à Namur, etc.) : même lui apprécie de sortir alors qu'il refusait toujours avant. Il ne rechigne plus quand je propose une excursion.
Je me sens donc bien dans mon environnement et mes activités. Je me sens surtout bien ICI. J'aime ces paysages, j'aime les habitants, j'aime ce pays qui nous accueille. Je trouve tout très beau. C'est une terre de retrouvailles avec soi-même. Je ne dis pas que ma région ne me manque pas. Elle me manquera toujours. Je ne trouverais jamais ici le sel de l'Atlantique ni les vagues des vignes. Mais je trouve ici un substitut formidable. Je l'emporterai avec moi en partant (dans si peu de temps), je le sais. La Belgique sera dans mon coeur. Elle m'a permis de me reconstruire, de me retrouver, de redevenir moi. J'y respire. Je compte savourer cette trêve jusqu'au bout. Jusqu'en septembre.
Ambre
Il faut avouer que ce changement d'horizon en même temps que de pays m'est plus que bénéfique. Je m'étiolais à Paris. Je ne supportais plus d'y vivre, je ne supportais plus mon travail, je ne supportais plus toutes les privations que ce cadre de vie engendrait. Max avait bien compris. Et il a fait tout ce qu'il a pu pour que ça change. Que ferais-je sans lui ? Je me le demande (même, si, à la réflexion, c'est pour lui que je suis venue vivre à Paris). Nous ne savions pas trop ce qui nous attendait en terre wallonne mais nous sommes partis.
Aujourd'hui, après seulement six mois, je me sens ici chez moi. C'est difficile à exprimer mais je vais essayer de vous faire comprendre. Tout d'abord, j'ai pris le temps de (re)vivre. Trois mois sans travailler, à me reposer, à retrouver des repères, à flâner, à découvrir. j'avais vraiment besoin de ce temps. Je me suis reproché de ne rien faire : je sais que c'était pourtant nécessaire. Qu'après trois années de pression, de travail intensif et aliénant, il me fallait du repos.
Ensuite, j'ai retrouvé une activité progressive. Nous avons trouvé des entraînements de danse sous un autre angle : nous travaillons sereinement, sans accroc, à notre rythme, sans échéance. Nous retrouvons du plaisir. J'ai aussi repris l'équitation. Ca, c'est ma délivrance, ce qui m'a le plus manqué lors de mes six années parisiennes. J'ai atterri dans un petit centre équestre où l'accueil est chaleureux et où on me laisse le temps de retrouver mes sensations.
Enfin, j'ai repris le travail. Une activité variée, intéressante, correspondant à mes compétences (sans être tout à fait dans mon domaine), sans aucune pression. Je fais peu d'heures, j'ai beaucoup de temps à moi. J'en profite. Je fais des balades (impossibles à Paris) en sortant du travail le soir. Avec Max, nous passons de vrais week-ends (à Bruges, en forêt, à Namur, etc.) : même lui apprécie de sortir alors qu'il refusait toujours avant. Il ne rechigne plus quand je propose une excursion.
Je me sens donc bien dans mon environnement et mes activités. Je me sens surtout bien ICI. J'aime ces paysages, j'aime les habitants, j'aime ce pays qui nous accueille. Je trouve tout très beau. C'est une terre de retrouvailles avec soi-même. Je ne dis pas que ma région ne me manque pas. Elle me manquera toujours. Je ne trouverais jamais ici le sel de l'Atlantique ni les vagues des vignes. Mais je trouve ici un substitut formidable. Je l'emporterai avec moi en partant (dans si peu de temps), je le sais. La Belgique sera dans mon coeur. Elle m'a permis de me reconstruire, de me retrouver, de redevenir moi. J'y respire. Je compte savourer cette trêve jusqu'au bout. Jusqu'en septembre.
Ambre
par Revant
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