Vendredi 31 mars 2006

Chose promise, chose due.

À mon retour de vacances m'attendait un colis venant d'Ukraine : la tant attendue robe de danse standard. Elle devait être faite à mes mesures bien qu'aucun essayage n'ait eu lieu et correspondre au modèle que j'avais fourni. Nous voici, Max et moi, tout frétillant à l'idée de la découvrir.

Je soulève le couvercle du colis et en émergent... des plumes ! Des plumes ? Ca ne doit pas être ma robe. Il doit y avoir erreur : les plumes n'étaient pas prévues au programme. J'ai choisi le modèle pour sa simplicité et son absence de fanfreluches, ce n'est pas pour qu'on me colle des plumes et des strass à tout va.

J'attrappe la chose et la déplie. C'est bien ma robe. Enfin, presque. En lieu et place du lycra rouge framboise, j'écope de rose fluo. Je me retrouve avec un voile immense reliant le bas du dos à la manche droite. Et, comble du comble, des choses pailletées roses ont été cousues au niveau du cou, du bas du dos et de la manche pour faire tenir les fameuses plumes noires. Ce n'est pas ce que je voulais. L'esprit, c'était la simplicité et me voilà avec une vraie robe de danse sportive kitsch à souhait, strassée à n'en plus finir. Et je vous ferais remarquer (sans vouloir être vulgaire) qu'avec cet attirail on pourra dire que j'ai des plumes au c..

Bon, j'essaie, plutôt dubitative. Ca me va. Parfaitement. C'est bien ma robe, aux bonnes mesures tenant compte de tous les défauts que ma morphologie peut présenter. Sauf que la couturière a fait les choses à sa sauce. Je me sens comme quand on sort de chez le coiffeur avec la tête d'un caniche au lieu de ressembler à la dernière gravure de mode et que c'est irrémédiable. Bon, pas d'affolure ! On va appeler docteur couture et il va nous régler ça en deux coups de ciseaux : on va faire enlever tout le fatras qui encombre et ça ira mieux. Pour la couleur, on ne pourra rien faire mais ça ira.

Nous voici lundi devant le prof pour montrer la robe. Parce que, attention, il faut que la robe convienne au prof (qu'elle soit suffisamment colorée, suffisamment ample, etc.). Et que dit le prof : "Elle est superbe cette robe, ne change rien." Me voilà bien dépitée. Il a juste conseillé d'enlever les plumes qui viennent sur le visage mais rien d'autre. Je n'ai donc plus qu'à garder mes plumes, mes strass et mon grand voile qui m'enquiquine.

Bref, la robe plaît à tout le monde (normal, ce sont tous des fondus de danse sportive voyante à souhait). J'aurais bien viré les plumes qui ont l'air de sortir de mon popotin mais je n'aurais visiblement pas l'autorisation du big boss donc je n'ai plus qu'à m'y faire : on voulait de la danse sportive, on est en plein dedans !

Ambre

PS : si vous êtes sages, vous aurez droit à une photo du monste.

par Revant publié dans : Danser
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Mercredi 21 décembre 2005

Nous avons nos points en danses standards pour passer en 3e série. Je vous en ai déjà parlé mais, pour vous rafraîchir un peu la mémoire, il s’agit des points accumulés aux cours des compétitions en fonction de notre classement.

La 3e série, ça a vraiment une signification particulière. D’abord à cause du tralala qui va avec. Je ne serais ainsi plus dans l’obligation de porter un sac à patate en lycra qui moule les bourrelets en guise de robe. Max ne sera plus habillé en pingouin. Bon. Il aura ce que nous appelons un frac, une queue de pie est plus parlante je pense. Quant à moi, je vais me voir affublée d’une robe longue à paillettes. Ce qui est à la fois mieux et pire. Mieux parce que je quitte le sac à patates, vous l’aurez compris. Pire parce que je ne trouve rien de plus kitsch que ces robes aux couleurs pétantes et aux strass beaucoup trop nombreux pour mes pauvres mirettes.

La 3e série a aussi une signification particulière car les chorégraphies y sont dorénavant libres. En 5e et 4e séries, nous devions en effet puiser dans un stock de figures imposées pour monter nos choré. Là, tout est permis. Le jeter de jambes, les poses romantiques qui cassent le dos, les petits pas sautés, tout est autorisé. Mais, du coup, il faut maîtriser. Si on a nos points, c’est qu’on est censés maîtriser. En fait, c’est pas encore tout à fait le cas même si nous avons fait beaucoup de progrès. Pour les choré alambiquées, on va attendre encore un peu. On va juste rendre nos choré de 4e séries un peu plus sympa, leur donner une allure un peu moins plan-plan mais pas question de se lancer dans des prouesses techniques hors de notre portée et de se ridiculiser sur la piste.

En revanche, pour la robe, ça urge ! Parce que Max, lui, toujours optimiste, s’est fait faire un beau frac sur mesure en Ukraine cet été. Faut dire que la façon et le tissu en Ukraine coûte environ 8 à 10 fois moins cher qu’en France. Bon. Moins, je ne pensais pas avoir besoin d’une robe avant un bon bout de temps. Ben c’est loupé ! Alors nous nous sommes un peu affolés ces dernières semaines car il me faut ma tenue de carnaval pour février.

Là, deux solutions s’offraient à nous. La robe d’occasion, moins chère que la robe neuve sur mesure mais bon quand même, qui se trouve être plus moche à mesure que le prix est plus sympa. Et puis, de toutes façon la robe d’occasion possède obligatoirement la couleur pétante et les strass à gogo. L’autre solution, c’était la robe neuve faite sur mesure (et vue mes mensurations, faut avouer qu’il vaudrait mieux en passer par là) mais là, ça devient inabordable. Pour vous donner un ordre d’idée, une robe neuve fabriquée en France coûte entre 1000 (pour une robe pas trop strassée à la coupe simple et au tissu de qualité moyenne) et 2000 euros (pour la super robe ultra kitsch). Bon, je vous cache pas : j’ai pas les moyens. Et puis, finalement, au cours de nos tergiversations, nous avons dégotté la troisième solution : la robe neuve sur mesure pas kitsch (ou pas trop) car selon un modèle choisi par moi faite à pas cher… en Ukraine, bien sûr.

J’en viens donc à mon propos et à ce que je voulais vous raconter quand j’ai commencé cet article : je me suis retrouver hier soir dans le froid glacial pour aller me faire mesurer par ladite copine ukrainienne qui nous sert de contact avec la couturière pour me faire faire une robe de danse comme les grands danseurs sauf que je suis une médiocre danseuse et que la robe ne ressemblera à aucune autre. Ben, tout ça pour ça, finalement, je ne suis pas très fière de moi ! Mais j’aurais sans doute ma robe pour février et je pourrais danser le sélectif avec. En attendant, je continue avec mon sac à patates et on va essayer de glaner des points en latines histoire de recommencer l’aventure ukrainienne pour une robe courte cette fois et mais qui ne laisse pas voir les bourrelets que je me traîne comme le ferait toute robe de latine qui se respecte…

Ambre

par Revant publié dans : Danser
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