Jeudi 10 mai 2007
Sur le chemin qui mène de mon appartement au centre-ville, il faisait gris aujourd'hui. J'ai choisi l'itinéraire qui longe le lac pour pouvoir apprécier le vert des rives sur le fer de l'eau et apercevoir les canards qui se promènent tous avec de minuscules clones d'eux-mêmes en ce moment. Je commence à bien connaître le chemin.
C'est sans doute pour ça que mon esprit a commencé à se promener lui aussi, suivant un chemin totalement différent de celui pris par mes pieds. Celui qui mène à mon roman. J'ai clairement vu mes personnages agir et se parler comme ils le faisaient juste pour moi il y a quelques mois, le plus souvent sur le chemin menant à mon travail. En une demi-heure, une grande partie de chapitre s'était jouée là, au bord du lac, entre un aller et un retour de la Poste. Je me suis même assise sur un banc, pour reposer mes bras fatigués de porter un colis trop lourd et pour laisser le temps aux protagonistes de terminer leur scène. Et je suis rentrée.
J'ai un peu hésité. J'ai même failli venir vous en parler de suite. Et puis je me suis dit que si je me mettais sur l'ordinateur maintenant, je n'en décollerais plus, je trouverais toujours quelque chose d'autre à faire. Je n'ai fait ni une ni deux : j'ai pris tout mon barda sous le bras, j'ai filé dans le salon, me suis installée sur la grande table (celle que j'aime avoir pour moi toute seule pour écrire même si elle n'est pas faite pour ça) et j'ai écrit. Et je suis contente de ce que j'ai fait.
Parce que c'était pensé. Parce que c'était vécu. Parce que ça sonnait juste avec le reste. Parce que je savais en marchant au bord du lac que je tenais le bon bout. Ouf !
Bon, je ne vais pas vous baratiner et vous dire que j'ai écrit des pages et des pages, ce serait faux, bien évidemment (sans compter que ce que j'ai écrit aujourd'hui implique de jeter une bonne dizaine de pages dont je n'étais pas satisfaite). Mais j'ai écrit juste ce qu'il faut pour me sentir bien : je ne demande pas à ce que ça avance plus vite. Juste à ce que ce soit plus régulier. Max n'est pas là pour deux jours. Je vais sans doute profiter de l'aubaine : je faisais juste une pause avant d'y retourner...
Ambre
C'est sans doute pour ça que mon esprit a commencé à se promener lui aussi, suivant un chemin totalement différent de celui pris par mes pieds. Celui qui mène à mon roman. J'ai clairement vu mes personnages agir et se parler comme ils le faisaient juste pour moi il y a quelques mois, le plus souvent sur le chemin menant à mon travail. En une demi-heure, une grande partie de chapitre s'était jouée là, au bord du lac, entre un aller et un retour de la Poste. Je me suis même assise sur un banc, pour reposer mes bras fatigués de porter un colis trop lourd et pour laisser le temps aux protagonistes de terminer leur scène. Et je suis rentrée.
J'ai un peu hésité. J'ai même failli venir vous en parler de suite. Et puis je me suis dit que si je me mettais sur l'ordinateur maintenant, je n'en décollerais plus, je trouverais toujours quelque chose d'autre à faire. Je n'ai fait ni une ni deux : j'ai pris tout mon barda sous le bras, j'ai filé dans le salon, me suis installée sur la grande table (celle que j'aime avoir pour moi toute seule pour écrire même si elle n'est pas faite pour ça) et j'ai écrit. Et je suis contente de ce que j'ai fait.
Parce que c'était pensé. Parce que c'était vécu. Parce que ça sonnait juste avec le reste. Parce que je savais en marchant au bord du lac que je tenais le bon bout. Ouf !
Bon, je ne vais pas vous baratiner et vous dire que j'ai écrit des pages et des pages, ce serait faux, bien évidemment (sans compter que ce que j'ai écrit aujourd'hui implique de jeter une bonne dizaine de pages dont je n'étais pas satisfaite). Mais j'ai écrit juste ce qu'il faut pour me sentir bien : je ne demande pas à ce que ça avance plus vite. Juste à ce que ce soit plus régulier. Max n'est pas là pour deux jours. Je vais sans doute profiter de l'aubaine : je faisais juste une pause avant d'y retourner...
Ambre
par Ambre
publié dans :
Ecrire
ajouter un commentaire commentaires (6) créer un trackback recommander
ajouter un commentaire commentaires (6) créer un trackback recommander
Commentaires