Lundi 30 novembre 2009
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15:25
Je ne vous donne guère de nouvelles ces derniers temps.
Je dois avouer que mon déménagement ne m'a pas aidé, l'absence d'internet et le surcroît de travail dans mon entreprise non plus. Pourtant, au milieu de tout cela, de mon emploi du temps toujours aussi rempli, voire plein à craquer, j'ai bel et bien réussi à écrire.
Bénie soit la vie de banlieue, béni soit le rer... J'ai l'impression de revivre. Depuis mon dernier article, j'ai terminé un chapitre et en ai écrit un autre. Une productivité rare, proche de l'exploit. Et encore, je suis freinée !
Car voyez-vous, Max aime partir en même temps que moi le matin et que nous fassions le trajet jusqu'à Paris ensemble. Je dois avouer que c'est très agréable et je ne vais pas me plaindre qu'il veuille passer du temps avec moi (il m'arrive parfois de me demander combien de femmes font encore l'objet de telles attentions après douze ans de vie de couple...). Le souci, c'est que je suis extrêmement compliquée lorsqu'il s'agit d'écrire : ceux qui suivent régulièrement le blog peuvent en témoigner.
Je ne peux pas écrire lorsque Max est là.
Ce n'est pas possible, c'est exclu, je ne sais pas l'expliquer, mais je sais que c'est inimaginable.
Je n'écris donc que durant les trajets où il n'est pas là (rares) et quasi exclusivement le matin (pas de bol, c'est le matin qu'il m'accompagne, pas le soir) car je suis trop fatiguée le soir, après le boulot, la plupart du temps (sauf motivation extrême, scène prenante, etc.). Ca laisse peu de marge. Mais j'y arrive quand même et plutôt bien.
Et la pause dans tout ça ? J'y viens.
La semaine dernière, j'ai donc terminé un nouveau chapitre de mon roman. Chapitre mûri depuis de longs mois, pensé, retourné, rêvé. Oui, c'est ainsi, vous le savez à présent, il me faut du temps. Je ne construis pas vraiment les chapitres dans leur entier, mais j'ai bien en tête l'essentiel de l'action, leur atmosphère, le fil du récit, parfois des bouts de dialogues. D'accord, j'ai souvent des surprises. Des imprévus surgissent de façon inopinée, des détours non calculés sont pris. La plupart du temps, je laisse aller : c'est toujours mieux ainsi. Même s'il arrive au final, que mes personnages ne soient plus du tout là où ils devraient être... Dans l'ensemble, ça ressemble toujours plus ou moins à ce que j'avais imaginé.
Les deux derniers chapitres avaient donc bien une forme avant que je les écrive. Mais les prochains ? Je ne sais absolument pas à quoi ils ressembleront. je n'y ai pas pensé, mais pas du tout, du tout. Tout simplement, j'ai l'impression que mon écriture a rattrapé ma rêverie...
Je suis donc en pause forcée. En attente d'imaginer ce qui peut se produire alors que, dans le même temps, le stylo me démange. Un comble pour moi !
Certains me diront : "Mais tu n'as pas de plan ?" Si, si. Un petit plan en forme de grandes étapes, écrit à la va-vite, une ligne par chapitre, avec des trous entre certains d'entre eux que je ne sais pas encore comment combler. Et puis, j'ai du mal à suivre les plans quand il s'agit d'écriture. Il est plus là comme guide et rappel de mémoire que comme plan à suivre à la lettre. Donc, je sais à peu près où je vais, mais comment ? Pas la moindre idée. Il me reste à construire tout ce qui fait le corps du chapitre autour de cette courte ligne descriptive du plan.
D'où la pause. Que je considère positive.
A moi de penser plus à mes personnages, à mon histoire, de faire avancer l'imaginaire du roman pour ensuite pouvoir écrire.
A la longueur de l'article, vous aurez compris que je suis un peu en manque. Mais ça va venir et, du coup, vous avez eu droit à un peu de lecture alors que je me faisais rare.
Ambre
Je dois avouer que mon déménagement ne m'a pas aidé, l'absence d'internet et le surcroît de travail dans mon entreprise non plus. Pourtant, au milieu de tout cela, de mon emploi du temps toujours aussi rempli, voire plein à craquer, j'ai bel et bien réussi à écrire.
Bénie soit la vie de banlieue, béni soit le rer... J'ai l'impression de revivre. Depuis mon dernier article, j'ai terminé un chapitre et en ai écrit un autre. Une productivité rare, proche de l'exploit. Et encore, je suis freinée !
Car voyez-vous, Max aime partir en même temps que moi le matin et que nous fassions le trajet jusqu'à Paris ensemble. Je dois avouer que c'est très agréable et je ne vais pas me plaindre qu'il veuille passer du temps avec moi (il m'arrive parfois de me demander combien de femmes font encore l'objet de telles attentions après douze ans de vie de couple...). Le souci, c'est que je suis extrêmement compliquée lorsqu'il s'agit d'écrire : ceux qui suivent régulièrement le blog peuvent en témoigner.
Je ne peux pas écrire lorsque Max est là.
Ce n'est pas possible, c'est exclu, je ne sais pas l'expliquer, mais je sais que c'est inimaginable.
Je n'écris donc que durant les trajets où il n'est pas là (rares) et quasi exclusivement le matin (pas de bol, c'est le matin qu'il m'accompagne, pas le soir) car je suis trop fatiguée le soir, après le boulot, la plupart du temps (sauf motivation extrême, scène prenante, etc.). Ca laisse peu de marge. Mais j'y arrive quand même et plutôt bien.
Et la pause dans tout ça ? J'y viens.
La semaine dernière, j'ai donc terminé un nouveau chapitre de mon roman. Chapitre mûri depuis de longs mois, pensé, retourné, rêvé. Oui, c'est ainsi, vous le savez à présent, il me faut du temps. Je ne construis pas vraiment les chapitres dans leur entier, mais j'ai bien en tête l'essentiel de l'action, leur atmosphère, le fil du récit, parfois des bouts de dialogues. D'accord, j'ai souvent des surprises. Des imprévus surgissent de façon inopinée, des détours non calculés sont pris. La plupart du temps, je laisse aller : c'est toujours mieux ainsi. Même s'il arrive au final, que mes personnages ne soient plus du tout là où ils devraient être... Dans l'ensemble, ça ressemble toujours plus ou moins à ce que j'avais imaginé.
Les deux derniers chapitres avaient donc bien une forme avant que je les écrive. Mais les prochains ? Je ne sais absolument pas à quoi ils ressembleront. je n'y ai pas pensé, mais pas du tout, du tout. Tout simplement, j'ai l'impression que mon écriture a rattrapé ma rêverie...
Je suis donc en pause forcée. En attente d'imaginer ce qui peut se produire alors que, dans le même temps, le stylo me démange. Un comble pour moi !
Certains me diront : "Mais tu n'as pas de plan ?" Si, si. Un petit plan en forme de grandes étapes, écrit à la va-vite, une ligne par chapitre, avec des trous entre certains d'entre eux que je ne sais pas encore comment combler. Et puis, j'ai du mal à suivre les plans quand il s'agit d'écriture. Il est plus là comme guide et rappel de mémoire que comme plan à suivre à la lettre. Donc, je sais à peu près où je vais, mais comment ? Pas la moindre idée. Il me reste à construire tout ce qui fait le corps du chapitre autour de cette courte ligne descriptive du plan.
D'où la pause. Que je considère positive.
A moi de penser plus à mes personnages, à mon histoire, de faire avancer l'imaginaire du roman pour ensuite pouvoir écrire.
A la longueur de l'article, vous aurez compris que je suis un peu en manque. Mais ça va venir et, du coup, vous avez eu droit à un peu de lecture alors que je me faisais rare.
Ambre
Courrier des lecteurs